Le parcours : Antibes-St Tropez-Antibes, 58 milles
Temps réalisé : 8heures 30 minutes
L’équipe était composée d'amis de longue date, de nouveaux venus comme Pierre Macario, responsable pour la France de Sailtime, et de Quentin Paturle accompagné de deux amis de l’école de voile du C N Antibes.
Le départ fut bon et nous nous retrouvons rapidement en tête de notre flotte. Les 12 noeuds de vent d'est nous permettent d'envoyer le spi au cap Gros. Nous le garderons jusqu'à Fréjus, ou le vent tombe complètement. Nous nous attendions à l’arrivée du vent d'ouest par la terre mais curieusement, cela a commencé à payer au large. Plusieurs concurrents nous passent dans la « mistoufle », mais on s'accroche et le bateau glisse bien (Merci à Eric et Gérard De Stefano pour leur beau travail sur la carène!).
L'énorme clapot précurseur du vent d'ouest nous malmène...Patience, le vent n'est pas loin...Le Solent est déjà hissé quand les 30 nœuds finissent par arriver très brutalement. La grand' voile entière est aplatie au maximum et nous filons à 8 nœuds sur la marque. Ces 8 milles furent particulièrement humides. Merci à toute l'équipe d'être restée au rappel !! Donna Lee joue au saut de vagues...Le gréement résonne dur...Et deux concurrents directs abandonnent. Voiles déchirées. Merci Jean Louis Ghibaudo pour ce jeu en carbone toujours solide après 5 saisons!
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Nous sommes déjà en tête toutes classes au passage de la marque de St Tropez.
Avant d’envoyer le spi, nous optons pour un génois médium car l’angle n’est pas encore optimum. Gratifiés de quelques belle pointes à 11 nœuds qui nous mettent en appétit, nous envoyons le spi lourd, à 115 ° du vent apparent.
Tout le monde n'est pas très rassuré...Mais après un bon réglage de tangon, le bateau se stabilise et accélère. Nous relevons 17,5 nœuds au speedo! Nos jeunes mousses se régalent, l’atmosphère se détend, mais la concentration se relâche...Au tapis ! Spi dans l'eau. Mes fidèles équipiers réagissent vite. Le Hâle-bas est largué, le bateau se redresse petit à petit, et le safran poussé à fond finit par nous remettre sur des rails, et cela repart de plus belle après un assourdissant claquement de spi.
Désormais la griserie sera contrôlée, c'est décidé. Je bénis le super travail réalisé par Technicomposit sur les paliers auto-alignants qui me procure une grande précision de barre .Nous arrivons à garder une belle vague pour surfer à 16 nœuds un long moment. Un grand souvenir.
Puis, le vent tombe brutalement devant Mandelieu. Nous nous attendons au retour du vent d'est mais il tarde à venir. Le génois est envoyé. Le vent oscille de 70 °. C est à nouveau bien compliqué de naviguer avec autant de mer et aussi peu de vent , heureusement Damien a l'œil exercé et nous guide, de risée en risée vers le large ou nous trouvons un vent d'est qui monte rapidement à 18 noeuds. La nuit tombe. Nous avalons à nouveau les milles avec gourmandise, et Pierre et Olivier commencent à nous motiver pour le Ruban Bleu : le record de l'épreuve est encore à notre portée. Nous rasons le caillou de l'Egyptienne avec un peu d'adrénaline ,saluons le cap Gros, puis passons la Grande Grenille avec plus de marge et finissons la course avec 11 minutes d'avance sur le précédent record. Grande joie à bord!
Nous apprendrons plus tard que nous avons aussi gagné en temps compensé dans notre classe.
Bravo Bénéteau : Donna Lee est toujours aussi fringante après 10 années de régate !

























































