ALBA CUP 18 JUIN 2011 : RECORD PULVERISE PAR PIERRE PATURLE ET SON EQUIPAGE, SUR UN BENETEAU FIRST 40.7 DE L’AN 2000.

 

C’est du jamais vu : 3 années ventées de suite pour l’Alba Cup…


Nous étions persuadés que notre record de l’année dernière allait tenir encore longtemps, alors que nous avons mis 24 minutes de moins pour boucler les 58 milles…Le nouveau temps à battre est de 8 heures et 6 minutes. Même les multicoques n’ont pu faire aussi bien.

Alba Cup 2011

Les 5 heures de prés serré dans un vent qui passait du sud –sud- ouest à l’ouest en forcissant, nous ont permis de creuser un écart d’une dizaine de minutes avec l’Archambaud A 40 et l’autre First 40.7 qui nous talonnaient. Disposer d’un bon équipage capable de remplacer le génois par un foc bien plat, sur étai creux double gorge, fut déterminant, de même que le jeu subtil entre les adonnantes dues aux « appels du large », qu’il fallait utiliser avec modération, et la bascule annoncée de vent d’ouest.


Le retour fut mouvementé. Nous avons spié du golfe de St Tropez jusqu’au cap Gros, avec des rafales à 40 noeuds. La encore, il valait mieux avoir un bon équipage…Un léger retard dans le choqué, et le bateau part au lof. Heureusement ce n’est arrivé qu’une seule fois en 3 heures.Surpris par une « fausse molle » qui nous avait décidé à sortir les sandwiches…Au mauvais moment…Un équipier est venu ensuite me donner la becquetée : impossible de quitter les deux mains de la barre.Je me suis fais chambré…. Les vagues étaient plus courtes que l’année dernière, la difficulté étant de ne pas rattraper trop vite la suivante, et d’éviter les départs à l’abattée dus à certains trains de vagues « dissidents ».Heureusement que Le chantier De Stéfano avait peaufiné mon bord de fuite de safran cette année, son décrochage eut été catastrophique. Le record de vitesse instantanée fut de 16 .2 noeuds cette année, contre 17.5 noeuds l’année dernière.Arrivé au cap Gros , le vent tombe en dessous de 20 noeuds, nous essayons timidement de lofer vers la ligne d’arrivée sous spi mais une grosse refusante nous en dissuade, le génois médium est envoyé et patatras ! Le vent revient à 40 noeuds tout en continuant à refuser…Nous nous maintenons tant bien que mal à 8 noeuds , l’objectif étant surtout de ne rien déchirer dans le dernier quart d’heure…Que d’adrénaline !Heureusement que nos voiles Intervoiles sont solidement construites…


L’A40 est à 30 minutes derrière nous, l’autre 40.7 à 42 minutes.Nous avons aussi réalisé le meilleur temps compensé toutes classes confondues.

L’équipage était constitué de :

  • Pierre Criscolo : Grand’ voile et pédagogie
  • Damien Lapauw : Tactique
  • Mario Locquet : Plage avant
  • Eric Serve : Règlages fins
  • Thierry Balsa : Embraqueur (tout en force)
  • Olivier Elizon : drisses et navigation
  • Frederic Herrou : Pied de mat et bonne humeur.